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Détails sur mon itinéraire : 1ere partie : Pleslin – La Souterrainne

Détails sur mon itinéraire : 1ere partie : Pleslin - La Souterrainne  dans Pélerinage dans le Midi A1-1-150x150J1 : 90km, temps frais – vent de N.E. soutenu

Samedi 12 mai 2012 : 8h45 départ vers la longue route. A 100 m de la maison, pris la voie verte vers Dinan; le vélo  est très chargé. C’est un endroit idéal pour commencer la journée dans de très bonnes conditions. 

Je quitte la voie verte à St Samson, franchis La Rance à La Hisse, monte la côte jusqu’au rond point de La Vicomté sans difficulté, coupe vers St Solen pour prendre la route de Combourg.

Combourg-150x150 dans Vélo <- Déjà Combourg !

Le soleil est au rendez-vous.

Vers midi, arrêt à Sens de Bretagne sur la place centrale,  je prends mon repas sorti des sacoches. Ensuite  je contourne St-Aubin du Cormier, pour prendre la route de Vitré où j’arrive vers 17h30, après avoir goûté au bord d‘un grand lac très bien aménagé pour la promenade et le pique-nique. Je trouve le foyer des jeunes travailleurs tout en-bas de la vieille ville près d’un vieux pont qui enjambe La Vilaine sous le Château, c’est un superbe endroit pour ma première nuit.

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J2 :96 km, toujours le même temps avec ce vent de N.E pas chaud

Dimanche 13 Mai, : sur cette longue ligne droite vallonnée, mise à part de nombreux motards en randonnée, la circulation est fluide,. J’apprécie la traversée d’Argentré-Du-Plessis avec ses jolis châteaux, ainsi que le passage à côté du champ de course de Craon.

En fin de journée je ressens la fatigue, le vent fort de travers m’a usé ainsi que les nombreuses côtes et c’est avec plaisir que je trouve l’auberge de Jeunesse au cœur de la technopole d’Angers, ville très bien aménagée avec de nombreuses pistes cyclables, de plus c’est une ville merveilleuse avec les promenades sur les bords du Maine et de la Loire. Je passe une très bonne nuit dans une chambre très confortable.

itineraire-c2--150x150  Manoir-Angevin--150x150

 J3 : 99 km, grand beau temps calme

 Lundi 14 Mai : il faut se lever tôt pour quitter cette grande ville que je dois traverser entièrement d’ouest en est. Je rencontre de nombreux étudiants sur mon trajet. Je trouve la route des bords de Loire au bout d’une heure, après avoir traversé Trélazé et m’être renseigné plusieurs fois sur la direction à suivre.

St-Mathurin-sur-Loire--150x150 <- St Mathurin sur Loire

C’est un vrai bonheur que de longer ce fleuve royal, son niveau est très haut en cette période et il y a beaucoup de courant, j’en profite  pour faire un arrêt à St-Mathurin –sur –Loire pour prendre une photo et me désaltérer. Je me ravitaille sur le marché de Rosiers-sur-Loire , fraises, fromage de chèvre, casse-croûte salade poulet ,pomelos, bananes, fais le plein de mes bidons d’eau douce , et prends mon repas sur un banc de la place du village ,c’est la sortie des écoliers .

De nouveau en selle pour traverser la Loire. De l’autre côté il faut monter une bonne côte pour rejoindre Doué-la-Fontaine, puis ensuite Montreuil-Bellay où je vais faire une longue pose dans le parc sous le Château, au bord d’un joli cours d’eau ; Le Thouet. Je suis en sueur, je me change entièrement et mets mon linge au sec, heureusement, il n’y a pas grand monde en cette période. Pour rallier Loudun je n’ai pas d’autre solution que de prendre la N 147 sur 25 km, c’est l’enfer avec toute cette noria de poids lourds. Je serre bien le bord de route et roule à grande vitesse pour rester bien stable.

En fin de journée j’arrive à Richelieu. Une très belle ville, très curieuse par sa construction tout au carré, une ancienne ville fortifiée. Le camping est fermé ;  l’office du tourisme,, me trouve un hébergement chez l’habitant où je suis très bien reçu.

 

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J4 : 90km, temps couvert et calme

Mardi 15 Mai

Comme d’habitude il faut partir de bonne heure, après avoir remercié ma logeuse qui m’avait préparé un copieux petit déjeuner avec des en -cas pour la route. Je prends la route vers Descartes,  traverse une très belle campagne dans des vallons où je stoppe pour discuter avec des ramasseurs d’asperges. Je traverse la Vienne aux Ormes  et me  perds dans les petites routes du coteau qui surplombe la Creuse et la Vienne. Une dame en voiture m’indique la bonne direction. Je retrouve  la rivière que je longe sur sa rive droite, j’aperçois des anciennes habitations troglodytiques sur les falaises qui bordent La Creuse à Leugny.

Troglodytes--150x150

J’ai très faim, midi approche. Sur les conseils d’un ouvrier rencontré sur ma route, je me pose à Mairé où se trouve une petite auberge, c’est très familiale. L’ambiance est joviale et le repas, bon et copieux, me redonne du tonus.

Il faut repartir vers La Roche-Posay que je traverse sous une petite pluie pas très chaude, j’enfile mon poncho. Vers 17h00 me voici arrivé à Le Blanc, ville où j’avais prévu de planter ma tente. Le camping est bien ouvert mais les prévisions météo ne sont pas bonnes, la nuit devrait être très froide .

Sur les conseils de l’Office du Tourisme, je rallie un gîte qui accueille les cyclistes, il est très bien placé près de la voie verte, l’ancienne ligne de chemin de fer qui reliait Poitiers à Argenton-s-Creuse. Les propriétaires du gîte sont charmants, leur maison est située en pleine campagne sur le coteau au nord de la rivière. Sur leur conseil, je prends un petit chemin qui traverse un élevage de chevaux de course. Des juments sont dans des prés avec leur jeune poulain qui gambade.

J’arrive à  la voie verte que je prends pour découvrir le viaduc qui enjambe la Creuse au dessus de la ville, je traverse ce magnifique ouvrage d’art construit à la fin du 19ème siècle tout en pierre de taille avec de nombreuses arches, il mesure environ 600m et culmine à près de 40m au dessus de la rivière, ce qui offre une très belle vue sur la vallée.

Pendant ce temps, mon linge sale est passé dans la machine à laver . Je le récupère sec le lendemain matin. Un grand merci à L’hôtesse du gîte.

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J5 : 80km, temps froid le matin et couvert l’après midi ,vent de N.E.à Est

 Mercredi 16 Mai

Je quitte Le Blanc vers 09h et rejoins la voie verte située à moins d’un km du gîte, direction Ruffec. Il fait froid et humide sur cette piste sous un tunnel d’arbres et de verdure .Je retrouve le soleil en prenant la route vers Bélâbre en traversant la Brenne et ses étangs.

 En début d’après-midi j’arrive à ST-Benoît du-Sault. Au téléphone ma Femme m’indique qu’il y a de la neige au Puy en Velay et qu’il ne fait pas beau à Clermont-Ferrand. Ces villes sont situées sur ma route.

Je décide de changer d’itinéraire et de faire cap au sud, direction La Souterraine que j’atteints vers 17h.avec l’aide, une fois de plus, de l’Office du Tourisme, je trouve un hébergement, pour les pèlerins de St-Jacques de Compostelle, en ville où je partage une chambre avec un pèlerin Belge.

 C’est la fin de la première partie de mon voyage vers Cannes, je viens de parcourir en 5 jours 455km dans de bonnes conditions.

 Je vais être à la recherche d’un nouvel itinéraire, je n’ai pas les cartes routières pour cela, je vais devoir rapidement faire face à ce nouveau challenge.

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Détails sur mon itinéraire – 2ème partie : Brive-la-Gaillarde-Narbonne.

J6 : temps froid venteux et pluvieux le matin à La Souterraine, ensoleillé l’après-midi à Brive-la-Gaillarde.(30km à vélo)

Jeudi 17 mai :jour de l’Ascension, pris un train vélo le matin de La Souterraine à Brive-la-Gaillarde à la recherche d’un nouvel itinéraire avec un hébergement à l’auberge de jeunesse de Brive.

 L’après-midi le soleil est de retour, il fait même chaud, je laisse une partie de mes affaires à l’auberge de Brive et pars à vélo découvrir les environs.

 Détails sur mon itinéraire - 2ème partie : Brive-la-Gaillarde-Narbonne. dans Pélerinage dans le Midi Aubazine--150x150Je prends la route de Tulle qui longe la Corrèze, au bout de 10km, je tourne à droite sur un pont qui franchit la Corrèze pour attaquer la côte en lacets qui mène à Aubazine, cette montée traverse une forêt de sapins et me rappelle l’accès au Mont Ste Odile en Alsace.

Me voici arrivé au sommet,  il y beaucoup de monde, des touristes  et des randonneurs. Sur la place de l’église,  je prends un rafraîchissement et j’écris des cartes postales aux enfants en souvenir de ce joli village haut perché.

 La descente, à vive allure, me grise et j’éprouve du plaisir à prendre tous ces virages en épingle. Je retourne à Brive tout heureux de cette belle ballade.

 J7 : temps couvert, pluie et vent, faut départ. (10km à vélo)

Vendredi 18 mai: je quitte Brive-la-Gaillarde au matin sous une petite pluie.  Je vais chercher la route qui mène à Turenne.

 Je passe derrière la gare et prends une grande montée où la circulation est assez dense. La pluie s’intensifie et le vent froid se lève. Je m’arrête pour enfiler mon poncho. Après plusieurs kilomètres, je fais une pose dans une station service pour me mettre à l’abri et me réchauffer. La gérante m’informe que le mauvais temps devrait durer toute la journée. Très déçu, je fais demi-tour et redescends à Brive.

Rocamadour--150x150 dans Pélerinage dans le MidiL’après-midi je vais en excursion visiter Rocamadour avec le train.

J8 : temps frais et couvert. (34km à vélo)

Samedi 19 mai: vu le temps incertain je décide de prendre un train vélo de Brive à Figeac. Le départ étant prévu vers 13h, je profite de visiter les halles, c’est jour de marché à Brive, un vrai bonheur, j’achète des fruits, du fromage de chèvre et un gros casse-croûte, j’aurai de quoi manger dans le train.

Repris la route à vélo vers 15h00, grande montée pour sortir de Figeac, j’ai le vent dans le nez.

Villeneuve--150x150Vers 16h30, j’ai encore faim et j’ai besoin de souffler, ce vent du Sud me fatigue. J’arrive par le travers de Villeneuve dans l’Aveyron, je monte au village et trouve une boucherie-charcuterie et une boulangerie, tout ce qu’il me faut pour me rassasier. Les personnes  que je rencontre me font découvrir leur très joli village médiéval avec sa porte d’entrée fortifiée. Le temps est menaçant, il faut continuer. J’arrive enfin à Villefranche de Rouergue sous la pluie.

Je traverse l’Aveyron  qui est au plein avec un fort courant et c’est avec joie que je trouve l’auberge de jeunesse à côté de la gare où tout le monde est au petit soin avec moi.

Je parcours à pieds le soir les berges de l’Aveyron et les petites rues toutes parallèles, très étroites où les toits, des maisons à étages, se rejoignent, cela ressemble  aux villes anciennes de garnisons. Cette ville me surprend, surtout sa collégiale sur le haut de la ville où domine son gros clocher-porche, cela me fait tout drôle de passer à pied sous la verticale de cet énorme édifice, c’est magique, ainsi que la place avec des arcades qui l’entourent.

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 J9 : temps  pluvieux et frais. (55km à vélo)

Dimanche 20 mai : après un très bon petit déjeuner complet et copieux, je suis prêt pour le départ sans trop savoir vers quel lieu me diriger.

 Voici justement un groupe de marcheurs du Tarn qui s’apprêtent à quitter l’auberge de jeunesse.  J’ai fait leur connaissance hier soir à mon arrivée. Ils me proposent un joli parcours vers Cordes-sur-ciel, l’un dès plus beau village de France, qui est situé  pas très loin de chez eux et, le cas échéant, m’invitent à passer les voir.

 Je quitte Villefranche- de- Rouergue sous une petite pluie.

 Dans cette région les villes sont situées dans les vallées et il y a toujours de bonnes côtes à grimper pour en sortir, c’est le cas pour cette cité.

 Au départ, je rencontre de nombreux camping-car sur la route qui mène à Montauban.

 Le vent se renforce et de gros nuages noirs envahissent le ciel, peu avant Memer c’est l’averse, j’enfile mon poncho et monte la longue côte qui mène au village, j’y arrive trempé et j’achète des vivres dans l’épicerie. Je suis obligé de   m’abriter sous un arrêt de bus pendant la grosse averse qui n’en finit pas. Pour ne pas me refroidir, je change de tenue.

Une petite embellie me permet de pédaler jusqu’à Parisot. Cela ne dure pas longtemps, je prends du pain et un gâteau  chez le boulanger et trouve un refuge sous de très vieilles halles couvertes qui datent du Moyen âge. Tout en prenant mon repas de midi à l’abri, j’en profite pour faire sécher mes effets. Je commence à me refroidir, je suis en dans les courants d’air.

 Je quitte les halles vers 13h00 et trouve à la sortie du village le bar des sportifs, me voici au chaud avec un grand café au lait. » Le match de foot est annulé aujourd’hui », me disent les jeunes du village.

 La pluie cesse,  je repars sur une petite route, arrive dans la belle vallée de La Seye. Je passe, après Cornusson, devant l’Abbaye  de Baulieu. A Verfeil le soleil est de retour et me réchauffe.

 Je traverse l’Aveyron,  dans une vallée sinueuse et très encastrée, après le village d’Arnaque.  

 Puis la route suit une voie ferrée jusqu’à Vindrac. Vers 16h00 retours du temps pluvieux, je passe Les Cabannes.  Je touche au but.

 A l’entrée de Cordes, un petit raidillon sur ma droite me mène vers le ciel, je suis à pied et pousse,  dans la montée,  mon vélo lourdement chargé sur ce petit chemin. Cordes-sur-Ciel n’est plus très loin. J’arrive sous la pluie, à l’entrée du village, devant le couvent Notre-Dame de la communauté des Sœurs de la Béatitude, ne sachant pas où passer la nuit, je sonne à leur porte.

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 J10 : temps froid, pluie continue,  violent coup de vent dans la nuit. (en relâche à Cordes-sur-Ciel, visite d’Albi sous la pluie)

Lundi 21 mai : participé à la vie du couvent, corvée de vivres à Albi puis,  visite de la cathédrale Sainte Cécile,  du musée Toulouse Lautrec, de la ville et des bords du Tarn, retour en fin de journée en car.

 

J11 : le beau temps revient en début d’après midi, vent soutenu du sud. (60km à vélo)

Mardi 22 mai : toujours du vent et de la pluie, visité Cordes-sur-Ciel et Cordes d’en bas, il faut avoir de bonnes jambes, le dénivelé est important.

Cordes-sur-Ciel-jpg-150x150 <- Cordes-sur-Ciel

 En début d’après-midi, avec le retour du beau temps, je reprends ma route vers le sud. Je suis invité chez le couple de marcheurs rencontré à Villefranche de Rouergue.

 Dès la sortie de Cordes j’ai droit à une belle montée, cela devient une habitude. Je me dirige vers Gaillac, la campagne vallonnée est couverte de vignobles. J’aperçois de loin l’église de Cahuzac-sur-Vère, un centre viticole important.

 A l’entrée de Gaillac, je suis sur un périphérique avec de nombreux ronds points.  Je suis un peu perdu, je dois prendre une petite route, qui passe dans la campagne, pour rejoindre Rabastens.

 Deux personnes qui travaillent dans une entreprise d’expédition de vin pétillant de la région, m’indiquent de prendre la direction de Ste-Cécile.

 Dans la vallée du Tarn en bordure des coteaux, je dois lutter contre le vent de face, je traverse les petits villages de Saurs, Louvignes, Besséde.

 Voici Rabastens, une ville importante, avec ses constructions en briques, ses routes bordées de platanes, j’arrive dans le sud.

 Je suis le  cours du Tarn. Près de  Ste Sulpice je  retrouve les amis de rencontre, chez lesquels je vais recevoir un accueil très chaleureux. Ils vont m’héberger pour la nuit. C’est quelque chose d’exceptionnel et rare.

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 J12 : temps couvert et gris le matin. (60km à vélo)

Mercredi 23 mai : départ à 09h00, arrêt à Ste Sulpice dans une laverie pour faire sécher mon linge qui a été lavé hier soir et qui n’est pas tout à fait sec, avec un grand merci à mes hôtes d’hier soir.

Mes amis de rencontre m’ont tracé un itinéraire qui mène à Dourgne au pied des Montagnes Noires. Je vais suivre la vallée de l’Agout.

Je traverse Lavaur, une ville importante, avec sa cathédrale en briques, la place du marché, sa fontaine, ses platanes, mis à part le temps un peu gris et humide, je suis déjà dans le midi. J’achète des vivres pour la route, fruits et sandwich.

A St Paul Cap de Joux, après mon pique-nique derrière l’église à l’abri du vent,  je quitte la vallée pour monter vers Puylaurens au Pays de Cocagne.

Ensuite je prends des petites routes de campagnes et traverse les bourgs de Lampaut, Lagardiolle, sous le soleil qui est de retour.

J’arrive à Dourgne vers 16h30. Je visite au passage l’abbaye de Ste Scholastique et rencontre une sœur qui m’indique  de continuer ma route en montant la côte à la sortie de la ville pour arriver à  En Calcat, lieu de ma destination.

J’aperçois de loin sur les hauteurs un grand clocher sur la gauche, peu de temps après, j’arrive à l’entrée de l’abbaye St Benoît. Un hôtel avec un grand parking est réservé pour les couples. Les pèlerins, uniquement des hommes, peuvent être admis dans le monastère où je vais passer la nuit.

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 J13 : beau temps ensoleillé. (52km à vélo)

Jeudi 24 mai :Je suis réveillé très tôt par le tintement de la petite cloche du campanile du monastère, il doit être 05h du matin.

A 06h, c’est le bourdon du clocher de la grande église qui sonne pour les laudes.

Je quitte le monastère après, avoir pris un bon petit déjeuner dans le silence avec d’autres pèlerins, fait la vaisselle, rangé le réfectoire et nettoyé la chambre que j’occupais.

Enfin voici le beau temps ! Je traverse Dourgne vers 09h du matin. Je fais route dans la direction de Sorèze.

La route sinueuse traverse un joli vallon. Dans une montée je rencontre l’un des pèlerins vu  au monastère, un jeune homme de nationalité  belge qui chemine à pied vers St-Jacques de Compostelle, nous échangeons un salut amical en nous souhaitant bonne route.

Je m’arrête à Sorèze,  au pays du Lauragais, visite la vieille ville avec ses petites ruelles du Moyen Age, son vieux clocher St Martin, vestiges d’une ancienne église. Je fais quelques petites provisions de bouche dans une petite épicerie. Je quitte cette très jolie ville qui mériterait une visite plus approfondie.

Au pont Crouzet je tourne à gauche, direction Les Cammazes. Je commence une longue ascension. Je passe au-dessus du bassin de St-Ferréol. Dans la montée sinueuse, j’entends le bruit d’un torrent qui longe la route et qui alimente le bassin. Il commence à faire chaud, je m’arrête souvent pour me désaltérer et reprendre mon souffle car la côte est raide et elle fait au moins 6 km de long.

Au bout d’une petite heure d’escalade, j’arrive au village Les Cammazes, passe devant La rigole construite par Vauban pour alimenter le canal du Midi à partir du bassin de St-Ferréol.

Il est 11h passé, je me pose à la sortie du village sur une grande place, près d’une petite école et d’une salle des fêtes. Je change de tenue car je suis en sueur.

Je  prends une petite collation et fait le plein de mes bidons d’eau. Maintenant il fait très beau, après une demi-heure de repos, je repars.

Bientôt c’est la descente, je prends de la vitesse. Je traverse une très belle forêt qui appartient à la ville de Narbonne, la forêt du Picou. La route me semble beaucoup plus facile et agréable, il n’y a pas beaucoup de circulation, le vent du à ma vitesse me rafraîchit.

A midi passé, j’arrive à Saissac où il y a un très joli point de vue sur les ruines d’un château Cathare, il y a également des grandes tours très anciennes. Cette ville est suspendue au-dessus de la vallée. Dans un virage, sur la place du village, il y a un petit marché, je m’y arrête pour prendre mon repas.

P5240044-150x150Je continue ma descente dans la vallée et, à 14h, j’arrive à l’entrée de Carcassonne sous un soleil étourdissant. Je traverse la longue ville, arrive près de la gare et du canal du Midi, il y a un petit port pour les bateaux fluviaux qui y font escales. C’est une merveille ce canal et ses ouvrages d’art.

Je traverse la vieille ville et arrive au pied de la cité de Carcassonne. Je monte jusqu’aux murs de l’enceinte, j’arrive  à la porte Narbonnaise avec ses 2 tours.  C’est l’entrée principale de cette ville close. Je suis bouche bée devant cette ancienne cité fortifiée, c’est très impressionnant, gigantesque, elle dégage de la puissance.

 Je suis également très ému et heureux d’être arrivé jusqu’ici avec mon vélo.

Je pénètre dans cette cité envahie par de nombreux touristes et remonte la rue principale pour arriver à l’auberge de jeunesse où je vais être hébergé pour la nuit.

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J14 : grand beau temps. ( 48 km à vélo)

 Vendredi 25 mai  : Branle-bas de combat, nous sommes réveillés aux aurores par les bruits incessants d’hélicoptères qui tournent en rase-mottes au-dessus de l’auberge de jeunesse. Les militaires français sont en exercice dans la cité de Carcassonne.

 Je quitte l’auberge de jeunesse vers 08h30 après avoir pris un copieux petit déjeuner. Sitôt dans la rue je suis pris dans la ligne de mire d’un commando allongé sur la chaussée avec un fusil mitrailleur, le militaire a le visage passé au cirage. Je continu ma route et rencontre un groupe de militaires, nous nous disons bonjour, ils ont envahi la cité pour entraînement aux combats de rues.

Aux pieds de la Cité, je sors de Carcassonne sur une route nationale en direction de Trèbes, il y a un trafic important, j’ai hâte de la quitter.

 Je suis cette route sur les conseils d’un commerçant, amateur de promenades à vélo, auquel j’ai acheté, hier, des cartes postales. Il m’a proposé un joli parcours pour la découverte de sa région.

 Avant d’arriver à Trèbes, je tourne à droite, vers le sud, en direction de Lagrasse. Je suis sur une petite route de campagne, j’aperçois la montagne au loin, traverse des vignobles, vois mes premiers cyprès,  il commence à faire chaud.

 Il y a une bonne montée pour arriver à Monze, je suis en nage, arrivé à l’entrée du village, je change de tenue sur une petite place et me désaltère. Je continue ma route dans le vallon où coule la petite rivière « Bretonne » jusqu’à Pradelles-en-val, des viticulteurs sulfatent leur vigne.

 Arrêt casse-croûte vers 11h sur la petite place du village Villemagne. Je prends ensuite les gorges du torrent Alsou, la route est sinueuse et très encastrée.

Lagrasse-150x150 Suite aux précipitations importantes du début de semaine, des éboulis,de pierres,  sont présents au bord  de la route. J’arrive à Lagrasse pour midi, je passe sur un pont au-dessus de l’Orbieu, la vue est magnifique sur le vieux pont qui date du Moyen Age.

 Je suis dans un des plus beaux villages de France, avec sa cité médiévale, son ancienne Abbaye  et tous ses beaux monuments anciens. Je me ravitaille  en vivres et fais le plein d’eau douce.

 Après avoir parcouru à pied la place du village où de nombreux touristes sont attablés aux terrasses ombragées des restaurants, je descends sur les bords de la rivière pour pique-niquer. Il fait très chaud, j’en profite pour me baigner. L’eau est fraîche mais cela me convient, ainsi qu’aux enfants du village qui jouent également dans  la rivière. Je me sèche au soleil et dévore mon sandwich au poulet.

A 14h, il est tant de repartir, il faut monter une côte pour quitter Lagrasse.  En arrivant au sommet, je passe devant le camping municipal qui surplombe  la vallée, il est encore un peu tôt pour planter la tente.

 Je passe à Ribaute très joli village au bord de l’Orbieu. Il est 15h, me voici à Fabrezan, un gros bourg à l’heure de la sieste. Je rencontre une dame à qui parler. Je lui demande où se trouve le camping, N’ayant pas de réponse à ma question, elle me dirige vers une petite boutique.

 J’achète une boisson fraîche et des cartes postales, exprime mon désir de camper dans la région. Un client m’indique le camping de la Pinède à Villerouge –la-Crémade et la route pour y arriver. Je prends des toutes petites routes qui passent dans les vignes à l’aplomb de petites collines boisées et j’arrive dans un tout petit village. C’est Villerouge-la-Crémade avec de vieilles demeures qui ont beaucoup de charmes, sur un sommet il y a  une vieille tour en ruine, un ancien château fort.

Après avoir gravi la dernière côte de la journée, j’arrive vers 16h au camping de la Pinède. Il fait très chaud, je suis bien accueilli et installe ma petite tente à l’ombre des pins. Je prends une bonne douche, fais ma lessive et mets mon linge à sécher. La piscine vient d’ouvrir, j’en profite pour me baigner une deuxième fois, l’eau est plus chaude que dans l’Orbieu à Lagrasse.

 Ensuite je suis invité par deux touristes britanniques en camping-car à boire une bière en leur compagnie, je les intrigue avec mon vélo et ma petite tente, cela me fait réviser mon anglais. Je rencontre, ensuite, des étudiants en géologie qui font un stage sur le terrain, dans les collines voisines.

 La nuit arrive, la voûte céleste brille de milliers d’étoiles, je m’endors bien calé sur mon petit matelas, ravi d’avoir passé une merveilleuse journée.

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J15 : superbe journée estivale (22km à vélo)

Samedi 26 mai: Réveillé de bonne heure, par le chant des oiseaux, c’est  ma première nuit sous la tente depuis mon départ. Je suis heureux, j’adore le camping, c’est la liberté totale.

 Après la douche, je déjeune  en plein air sur une table du camping, le soleil est déjà haut, il me réchauffe le dos. Je mange une sorte de bouillie froide  énergétique, chocolat en poudre, lait en poudre, biscuits écrasés, pruneaux d’Agen, kiwi en morceaux, le tout dans un grand bol mélangé avec de l’eau froide.

 Il faut plier la tente, remettre toutes les affaires dans les sacoches du vélo et me voilà reparti vers Narbonne.

 Voici la fin de la deuxième partie de mon voyage à vélo, je suis enchanté d’avoir découvert de très belles régions, notamment le Tarn et l’Aude.

 Avec l’aide du train vélo, je vais passer en quelques heures de Narbonne à Avignon.

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Détails sur mon Itinéraire : 3ème Partie : AVIGNON à CANNES.

J15 : Grand beau temps chaud et ensoleillé.

Samedi 26 mai 2012 :  Ne sachant comment traverser le Languedoc-Roussillon à vélo où la circulation y est très dense, je prends le train vélo à Narbonne à 11h30.

 Dans un train bondé,  j’arrive en gare d’Avignon à 14h30. J’éprouve beaucoup de difficulté pour sortir de la gare, car rien n’est prévu pour facilité la sortie des vélos lourdement chargés. Heureusement un jeune costaud me voyant à la peine dans les escaliers des passages souterrains me vient en aide.

Après l’épreuve du voyage en train, je  retrouve la liberté de circuler à vélo dans cette grande et très belle ville d’Avignon.

Je passe à l’Office du Tourisme pour trouver un camping pour la nuit, je récupère en même temps le plan de la ville et la carte touristique de la région. Ensuite je vais planter ma tente sur le bord du Rhône, au camping Bagatelle à l’ombre des platanes qui est situé  en face  du Palais des Papes et du vieux pont St Bénezet.

 Je prends une bonne douche, me change de tenue et, pars visiter  cette superbe ville  où le monde entier s’est donné rendez-vous pour le W.E. de la Pentecôte.

 Les bords du Rhône, très plaisants, sont très bien aménagés pour la promenade. Des petits paquebots, pour la croisière fluviale, ont fait le plein de touristes allemands.

 Au centre ville, la rue de la République est réservée aux piétons, il y a foule.

If fait très chaud, je me repose à l’ombre dans le square agricole  du « Petit Jardin » où se trouvent les vestiges d’un cloître gothique.

En fin de journée je retourne au camping et j’ai pour voisins, un jeune hollandais qui fait  le chemin de Compostelle  et, une jeune suisse qui visite la Provence. Ils font comme moi du vélo camping. Nous faisons connaissance et échangeons nos points de vue sur nos différents équipements.

 J16 : beau temps le matin, perturbé l’après-midi avec petite pluie. (93km à vélo)

Dimanche 27 mai, jour de La Pentecôte.:  Dimanche matin, je me réveille très tôt, j’ai passé une très bonne nuit sous ma petite tente. Je prends un bon petit déjeuner alors que le jour n’est pas encore levé, suivi d’une  douche bien  chaude.

Il fait jour, le jeune cycliste hollandais est déjà parti. Je quitte le camping  vers 06h pour sortir de cette ville dans de bonnes conditions de circulation.

Après un long trajet à vélo sur de nombreux périphériques dans cette grande ville, je trouve la porte de sortie et prends la route de Cavaillon.

Il est 07h ; c’est dans la fraîcheur du matin  que je suis le cours de la Durance.

Je suis attiré par une bonne odeur de croissant chaud en passant devant la boulangerie de Caumont- sur- Durance, je ne peux y résister, ces viennoiseries vont calmer aussitôt ma petite fringale.

 A Cavaillon  j’achète un melon et des vivres pour le midi. C’est avec bonheur que je découvre La Provence.

Cela fait plusieurs heures que je roule, j’ai besoin de souffler ;  de plus,  j’arrive au pied d’une grande côte bien raide et toute droite. Je m’arrête sur une petite route sur ma droite, me désaltérer, je mange une banane, j’ai du faire pas loin de 50km depuis mon départ de ce matin.

Mes bidons d’eau sont déjà vides, je suis à côté d’une vieille maison, il y a un monsieur dans la cour, il m’accueille gentiment ainsi que son chien et, me remplit mes bidons. Il me conseil pour éviter la grande côte de prendre un petit chemin  sur la droite plus facile à monter pour arriver au village de  Mérindol.

Je suis sur les contreforts du plateau du Lubéron, je passe ensuite  sous le village perché de L’Auris. J’aperçois dans les hauteurs Lourmarin.

 Je traverse la Durance vers midi à Cadenet et me retrouve sur le bord d’une grande réserve d’eau, le bassin St Christophe qui alimente Marseille, ce sera les lieux de mon pique-nique.

Me voilà à Aix-en-Provence en début d’après-midi, il y a foule sur le cours Mirabeau, j’en profite pour faire comme tout ce monde, manger une bonne glace chez le glacier à la mode.

Je retrouve ensuite l’auberge de jeunesse pour y passer la soirée et la nuit, après avoir lavé mon linge et pris un bon repas de pâtes au poulet.

Je partage la  chambre avec un jeune étudiant allemand qui vient d’effectuer un stage de trois semaines dans une bergerie des Alpes de Haute Provence.

Détails sur mon Itinéraire : 3ème Partie : AVIGNON à CANNES. J16-150x150

 J17 : Beau temps le matin, menaçant l’après midi (54km à vélo)

Tholonet--150x150Lundi 28 mai de La Pentecôte :  Le lendemain matin sorti d’Aix par une toute petite route superbe « la route Cézanne » par le Tholonet, passé sous la montagne Ste Victoire, devant le moulin de Cézanne : que du bonheur.

A midi rallier ST Maximin la Ste Baume, ensuite monté une côte interminable avec le vent de face qui forcit pour arriver à La Roquebrussanne.

Trouvé un gîte dans une ferme pédagogique à Belgentier dans la vallée du Gapot avec à la clef le repas du soir offert par les fermiers, fromage de chèvre oeufs dont un énorme de dinde, miel des ruches de la ferme, tout va pour le mieux.

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  J18 : Grand beau temps chaud (70km à vélo)

 Mardi 29 mai :  Je viens de passer un court séjour à Belgentier où j’ai été très bien accueilli par les propriétaires du gîte de la petite ferme. Ce charmant village  fait parti, maintenant, de mes coups de cœur.

 Il ne faut pas traîner, une longue journée m’attend. J’ai décidé de rallier Callian, village perché du Var.

Je prends la route vers 08h30,il fait très beau, je suis la vallée du Gapot jusqu’à Solliès-Pont. Ensuite direction Cuers, à Puget-Ville, je quitte la grande route où il y a beaucoup de circulation pour suivre une petite voie dans les vignes vers Pierrefeu.

 Il fait très beau, je commence à avoir chaud. Je m’arrête dans la campagne près d’un centre équestre pour boire, me restaurer et changer de tenue. Ensuite, je longe une très belle vallée boisée de pins qui suit le cours d’eau Réal Marin, des chèvres gambadent sur la route, c’est très bucolique.

Je retrouve la grande route à Pignans. A Midi je traverse Gonfaron à pied, le centre ville est en travaux.

 A partir du Luc la circulation des poids-lourds est très importante de plus la chaussée est en mauvaise état, jusqu’à Vidauban c’est un peu l’enfer. Je m’arrête dans cette ville pour manger un sandwich.

 A 14h j’arrive aux Arcs, c’est plus calme, nouveau stop sur la grande place à l’ombre des platanes. L’office du tourisme est fermé, je me renseigne auprès de la police municipale pour la suite de mon trajet vers Callian. Sur les conseils des agents de police, je vais continuer mon déplacement :

 -en train-vélo des Arcs à Fréjus,

 -en car (le vélo dans la soute) de St-Raphaël à Callian.

 J’en profite pour visiter le bord de mer de Fréjus à St-Raphaël.

 A 19h45 le car me dépose sur la grande route en bas de Callian. Il me faudra une petite demi-heure pour arriver au cœur de ce village haut perché où je  retrouve, avec joie,  notre amie sur le pas de sa porte.

 

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J19 :Beau temps

 

Mercredi 30 mai : jour de repos.

J20 : Temps gris le matin, ensoleillé et chaud à partir de midi  (72 km à vélo)

Jeudi 31 mai :  J’arrive au but, c’est la fin de mon pèlerinage, dans quelques heures j’arriverai à Cannes. Pour la première fois depuis mon départ, je suis un peu stressé, .

Hier en fin de journée, je suis passé à l’office de tourisme de Callian, j’ai obtenu la carte touristique « Provence-Côte d’Azur » pour circuler à vélo dans cette très belle région.Je quitte Callian de bonne heure par un temps couvert, avec des crêpes et des bananes offertes par notre amie.

La circulation est dense, c’est l’heure d’aller au travail. Je passe au bas de Montauroux, direction Fréjus.Je traverse, le lac de St-Cassien, sur un pont très long, ensuite je longe les bords de ce grand lac.

En arrivant au niveau du péage de l’autoroute, la route monte en lacets jusqu’aux Adrets de l’Estérel.La côte est très raide, je m’arrête pour souffler dans un joli petit chemin qui mène dans la garrigue.Deuxième pose sur la place du village des Adrets où j’achète une boisson fraîche. Le soleil commence à percer.

Je traverse le massif de l’Estérel, en descente vers Mandelieu, où je croise de nombreux cyclistes. Cela sent bon la Provence. J’arrive à Mandelieu-La Napoule, le bord de mer n’est plus très loin. Je longe le  cours de La Siagne, ses bords sont aménagés pour la promenade.

J’arrive à la mer, le golf de La Napoule est resplendissant sous le soleil le retour du soleil. Je suis le bord de mer jusqu’au vieux port de Cannes.

Je rentre dans la ville, il est un peu plus de 11h, je commence mes recherches. Où peut bien se trouver la chapelle située au-dessus du vieux port de Cannes ? C’est là, me rappelait maman qu’en j’étais petit, que j’ai été baptisé.

Je vais dans une pharmacie et raconte mon histoire, un vieux monsieur assis sur une chaise, qui a toujours vécu à Cannes, m’indique qu’en 1941 les baptêmes se faisaient à la chapelle du Suquet, c’est tout près d’ici.

Je traverse à pied le quartier du Suquet, cœur de la vieille ville de Cannes et gravit les ruelles qui mènent à N-D d’Espérance.

Il fait très beau et chaud, de nombreux touristes visitent cette église qui domine la baie de Cannes. Je suis très ému en passant sous le porche de N-D d’Espérance, je rentre dans l’église qui est en travaux, je trouve les fonts baptismaux.

En sortant, les  cloches sonnent à toute volée, comme le jour de mon baptême : il est midi.

Je viens de retrouver mes racines et d’accomplir mon pèlerinage.

C’est le cœur léger, malgré la longue côte qui m’attend sous le soleil pour monter aux Adrets de l’Estérel, que je retourne vers Callian.

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Quelle arrivée !!!!

La chapelle du Suquet à Cannes

Voici le but de mon pélerinage à vélo à Cannes :

 »Retrouver la chapelle au-dessus du vieux port de Cannes où j’ai été bâptisé en juillet 1941 »

 

 

Le Suquet

Une amie a retrouvé dans ses archives un article intéressant de  Nice-matin daté    1992 :

( Pour agrandirun clic sur l’image )

Le Suquet 2012-07-14-16-11-46_0312-300x177

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Vous voulez en savoir plus sur la Tour du Suquet ? un petit tour ici – vous saurez tout

Suite ….. Callian, Tourettes

 Vendredi 1er Juin, visite à Tourrettes superbe petit village très tranquille.

Samedi 2 juin pris la grande côte de Callian à Mons.  14 km, arrivé dans les nuages après 2h00 de grimpette sur une route en lacets très serrés.  Traversé des zones boisées et une gorge trés encastrée où se déverse un torrent .

Vers midi arrivé à Mons dans le froid, le crachin et les nuages.  Situé à 700m d’altitude, la place, sur le sommet, permet par beau temps d’apercevoir la mer et même la Corse ,comme l’indique la table d’orientation.

Pour l’instant je capelle mon poncho pour rester au sec ;  casse-croute (crêpes et bananes de mon amie de Callian, plus quiche achetée à la boulangerie du village), visite des petites ruelles du coeur du petit village provençal; Une touriste allemande me prend en photo devant la fontaine sur une très jolie place.

Repris la descente vers Callian…..(suite).

Suite ..... Callian, Tourettes  dans Pélerinage dans le Midi 081-300x225 Et voir album AAB

 

Suite : retour de Mons

Le samedi 1er juin après-midi retour de Mons :

Dans la descente après le passage au dessus du torrent, une petite plateforme nous invite à découvrir le début d’ un ancien aqueduc taillé dans la roche par les Romains qui avaient détourné l’eau du torrent pour alimenter Fréjus en eau douce,40 kms plus bas ; un travail gigantesque !

Je pose le vélo et descends prendre des photos de l’aqueduc, la roche est taillée au silex,une grande saignée sur plusieurs mètres de haut ,ainsi que des tunnels creusés dans la roche, un travail énorme qui va se terminer à Fréjus où l’on retrouve encore l’arrivée de ce canal suspendu sur des ponts avec des arches en pierres.

Repris la descente, puis passé par le village de Montauroux où je retrouve le soleil et la chaleur.

Suite : retour de Mons  dans Pélerinage dans le Midi 032-300x225  Voir album : AAC

Pélerinage : fin du voyage

La fin du voyage, il faut songer à rentrer à la maison.

Le lundi 4 juin au matin, après mes adieux à notre amie, je quitte Callian.

Repris une dernière fois la route vers les Adrets -de-l’Estérel, après le passage au bord du lac de St-Cassien, à la sortie de l’autoroute, montée la côte en lacets. Elle me parait plus facile, cela fait la troisième fois que je la grimpe.

Arrivé au village je m’arrête pour discuter avec un maçon qui refait un muret en pierres sèches sur la place communale, puis direction Fréjus. Je prends la grande descente vers la mer, le vent fraichit, je le reçois de face, il ne fait pas très chaud, je traverse la forêt des chênes-lièges, au milieu de la descente je fais un stop sur une entrée d’un chemin de randonnée qui traverse le massif. Peu de temps avant, j’ai aperçu des randonneurs avec un âne qui portait une charge sur son dos, arrive un garde forestier avec un V.L., je lui demande de me prendre en photo,le vent est très violent,je m’agrippe au vélo. Voilà Fréjus, je retrouve le bout de l’aqueduc romain que je prends en photo.

Pris le train vélo de Fréjus à Carnoules, puis parcourus une trentaine de kms sur une petite route de campagne qui passe dans les vignes, je traverse Pierrefeu, le vent est toujours très fort, ce qui m’épuise.
Vers 17h30à l’entrée de Solliès-
Pont je retrouve mon petit fils qui arrive au devant de moi à vélo. Je passe une très bonne soirée avec mes petits enfants chez mon fils .

Mardi 5 juin, pris le train à Toulon pour Toulouse avec le vélo qui a été allègé de 10kg de bagages expédiés chez moi par un transporteur pour 31euros (ils arriveront le lendemain midi à la maison de Pleslin).

Le midi avant le dépard du train je prends un repas sur le port de Toulon avec mon fils. La ville, sous le soleil ,est merveilleuse.

Je prends des photos de la Garonne le mercredi matin à Toulouse, puis train vélo vers Saintes mercredi.

Jeudi,  vélo de Saintes à Fontenay-le-Comte 95 kms en  suivant la Charente et en  traversant le marais Poitevin.(visite de l’abbaye de Maillezais et du petit port). Vendredi vent et pluie, route à vélo de Fontenay-le-Comte à Luçon où je prends un train pour Nantes avant midi, puis Rennes, terminus à Dol-de-Bretagne à 17h00 où, ma chérie vient me chercher avec ma vieille voiture qui peut contenir tout mes bagages et le vélo.

Je suis très heureux de retrouver ma maison, mon voyage est terminé,demain il faudra tondre la pelouse.

Pélerinage :  fin du voyage  dans Pélerinage dans le Midi 044-300x225 Voir album : Fin du voyage

Bilan de ma traversée à vélo de la France ,de la Bretagne vers le Sud,pour arriver à Cannes.

J’ai du modifier mon itinéraire en cours de route, suite aux mauvaises conditions météo pour la traversée du Massif Central, cela m’a perturbé à partir de La Souterraine, car je n’avais pas de cartes routières. C’est grâce à des marcheurs sur le chemin de St-Jacques de Compostelle, rencontrés à l’auberge de jeunesse de Villefranche de Rouergue, que j’ai pu redéfinir un nouvel itinéraire qui m’a fait découvrir des paysages merveilleux : Corde-sur-Ciel,Albi, EnCalCat sous les montagnes Noires et Carcassonne.

 Au total, sur les 28 jours de randonnées 1401 km ont été parcourus à vélo dont:

   -826km de Pleslin-Trigavou à Narbonne (utilisé le train vélo de la Souterraine à Brive-la Gaillarde et de Brive à Figeac).

   -Train vélo de Narbonne à Avignon.

   -450km en Provence,d’Avignon à Cannes avec des boucles autour de Callian pour visiter la région,et retour Callian ,Solliès- Pont.(avec train vélo Fréjus- Carnoulles).Train vélo de Toulon à Toulouse et de Toulouse à Saintes.

   -125km en Charente-Maritime ,Vendée de Saintes à Fontenay -le-Comte,Luçon sur le retour vers la Bretagne

   -Train vélo de Luçon à Dole-de-Bretagne et retour à Pleslin en voiture.

Ce qui fait une moyenne de 61km par jour sur 23 jours de vélo, 2 jours d’arrêts cause mauvais temps (Brive et Cordes-sur-Ciel), un jour de repos à mon arrivée à Callian, 2 jours de train (Toulon-Toulouse et Toulouse-Saintes).

 Je n’ai rencontré aucun problème mécanique avec mon vélo vieux de 10ans, pas de crevaison, je n’ai jamais regonflé les pneus,i l est très solide et très fiable. Il a une très bonne tenue de route en pleine charge il pèse 37kg, son centre de gravité est très bas du aux sacoches avant ; il est assez rapide sur le plat une fois lancé (sur le N7 près de St-Maximin, j’ai été arrêté par des gendarmes (pour rire) ils étaient en contrôle radar, ils m’ont chronomètré à 22km/h. Dans les descentes il est très rapide, plus de 40km/h, dans les montées, il faut beaucoup mouliner, ne pas forcer et s’arrêter souvent. Sur le plan physique je n’ai éprouvé aucune difficulté, le plus compliqué est se nourrir et où vais-je dormir ce soir ?.

Dans tous mes déplacements je n’ai jamais été agressé. Les conditions météo du départ, les nuits étaient très froides (0° à LeBlanc dans la Creuse la nuit) j’ai dormi dans les auberges de jeunesses, très pratique,avec le petit déjeuner, et le repas du soir dans certain cas,. Les gîtes dont un avec des pélerins de St-Jacques de Compostelle, une Abbaye, un monastère, chose que je n’avais jamais faite, chez des marcheurs de rencontre qui m’ont invité à dormir chez eux dans le Tarn, dans les camping dans le sud, dans une ferme pédagogique à Belgentier dans le Var, chez notre amie de Callian durant 6 nuits, chez mon fils , près de Toulon une nuit.

Au niveau accueil et qualité voici mes coups de  coeur pour les auberges de jeunesses que j’ai fréquentées:

   –  Villefrange-de-Rouergue, pour l’accueil, la bonne ambiance et le superbe petit déjeuner

  – Saintes c’est un endroit charmant, placé dans l’Abbaye aux Dames, un acceuil chaleureux et très à l’écoute,très propre, de vrais draps de lit repassés, doux et très blancs,une nuit très calme, untrès bon petit déjeuner

  – Angers digne d’un hôtel 3 étoiles pour les chambres.

Tout au long de ma route j’ai rencontré des gens charmants toujours prêts à m’aider,  me renseigner. J’ai beaucoup parlé ,avec des ramasseurs d’asperges dans les champs en Touraine, les pélerins, Belges,Hollandais, Anglais et Français, retrouvé le soir dans les lieux d’hébergement, avec les jeunes dans les auberges de jeunesses, sur les marchés, à Rosière-sur -Loire, Brive, Narbonne, dans les abbayes avec les religieuses et les moines (dont un jeune moine polonais passionné par mes aventures) les gens ,souvent pélerins,étrangers en difficultés, ou personneS ayant besoin d’aide, se retrouvent accueillis par les religieux. J’ai vécu des moments forts, splendides au cour des vêpres chantées par 60 moines bénédictins à En Calcat, ou par les soeurs de la Béatitude dans leur merveilleuse Chapelle de style Bysantin à Cordes. Egalement dans mes déplacements en train où l’on rencontre toute sorte de personnes, en premier avec les contôleurs de la SNCF. Je suis tombé sur des plaisantins qui aimaient bien blaguer, des stressés car le train avait des problèmes de traction, donc du retard (une heure en arrivant à Saintes), des cyclistes en vadrouilles comme moi, dès vieilles dames très amusantes, cela faisait passer le temps. J’ai aussi eu le bonheur de retrouver mes petits enfants du midi que je vois rarement, et aussi notre amie  à laquelle je tiens beaucoup .

Durant ce pélerinage pour retrouver mes souvenirs d’enfance, j’ai fait un voyage merveilleux, très riche en découvertes de très beaux sîtes, très fort en émotions, il restera pour moi inoubliable.

 Bilan de ma  traversée à vélo de la France ,de la Bretagne vers le Sud,pour arriver à Cannes. dans Pélerinage dans le Midi 03-300x225  Voir album AAA

 

Le repos du …… cycliste et du vélo !

Qui veut aller loin, ménage sa monture …..  alors petites haltes dans de jolis sîtes :

Pour voir les photos en grand écran : un clic sur l’image

 

Les belles rencontres

Je viens rajouter une partie importante sur mon voyage à vélo,  voici les belles rencontres qui ont été le succès  de la  réussite de ce pélerinage à vélo.

En premier les Offices de Tourisme qui m’ont permis de trouver un hébergement de dernière minute. Richelieu et Leblanc ainsi que La Souterraine qui m’a indiqué un gîte avec une superbe ambiance,  pour un pélerin de St-Jacques de Compostelle. J’y ai passé une soirée inoubliable. Je n’oublie pas  La Laigne en Vendée  qui m’a remis un parcours pour découvrir à vélo le marais Poitevin  avec un passage à l’abbaye de Maillezais . Je remercie également les Offices de Tourisme de Callian , Carcassonne , Avignon et Aix qui m’ont fourni les cartes routières touristiques de leur région en me conseillant de très beaux parcours.

Bravo aux policiers municipaux des Arcs qui m’ont évité une journée de galère en me conseillant de renoncer à mon parcours dans le Haut Var pour rallier le village de Callian alors que je venais de faire 70 km sous une forte chaleur. L’adjoint au chef de gare de St-Raphaël que j’ai rencontré alors que j’étais au bord du quai, avec mon vélo, en attente du train qui allait me ramener vers Carnoules. Au cours d’un bref échange,  il m’indique qu’il est de Bretagne , et pratique le vélo  dans  la région pendant ses vacances . Il s’est fait un devoir, à l’arrivée du train , de m’aider à embarquer mon vélo et mes sacs dans le bon wagon.

En dernier, un grand merci  à ces marcheurs sur le chemin de St-Jacques que j’ai cité au début de mon bilan. Alors que j’étais un peu à la dérive en arrivant le soir à l’auberge de jeunesse de Villefrange de Rouergue, ils ont su me remettre en selle vers de très belles découvertes dans leur région du Tarn et m’accueillir avec chaleur chez eux le mardi 22 mai au soir .

 J’oublie encore de nombreuses personnes qui tout au long de mon chemin m’ont apporté leur aide et leur gentillesse, je m’en excuse.

 

Récapitulatif en images

Pour voir ce diaporama en grand écran : un clic dessus

 




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